5 choses à retenir du Hacking de L’Hôtel de Ville 2016

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True Digital Stories – Pour la deuxième année consécutive, la Ville de Paris et son agence de l’innovation Paris&Co ont invité plus de 3000 personnes à hacker l’hôtel de ville et à le détourner littéralement  de sa fonction première pour une journée de networking sans frontières. Le concept ? Plus de 300 startups du monde entier réunies sous les lustres magistraux pour pitcher leurs solutions à composante digitale, faire des démos live sous le regard bienveillant des personnages de fresques et explorer leurs opportunités d’affaires en France et à l’international. Les invités ? investisseurs, incubateurs, accélérateurs, entrepreneurs, innovateurs et créateurs de tous horizons. Une vraie rencontre entre réalité et virtuel et une belle occasion de prendre la température de l’écosystème parisien de l’innovation.

1. Les entrepreneurs disent (enfin) merci à Paris

Il y a peu, les entrepreneurs et autres startupeurs préféraient encore  Londres ou New York pour créer leur activité. Aujourd’hui, Paris entreprend de rattraper son retard dans la compétition pour l’attractivité et les premiers succès ne se font pas attendre : les innovateurs commencent à revenir, séduits par l’offre d’accueil et d’accompagnement des start-ups mis en place par la ville et par certains de nos serials entrepreneurs/accélérateurs. Si elles confient leurs difficultés à trouver investisseur à leur trésorerie, les start-ups présentent lors de l’évènement disent apprécier l’effort de la Ville de Paris. Certains remercient notamment les équipes de Paris&Co et l’adjoint à la Maire Jean-Louis Missika qui lançait il y a quelques mois le concours d’architecture Réinventer Paris. En attendant l’avènement de l’incubateur numérique de la Halle Freyssinet prévu pour 2017 et le décollage de ses 1000 start-ups , le super accompagnateur The Family est sur toutes les bouches, 50 Partners accélère, RAISE rappelle l’urgence à connecter grands groupes et porteurs d’innovation.

2. La diversité 360°
Un seul mot nous vient à l’esprit pour encapsuler l’ambiance de ce meet up bien particulier : DI-VER-SI-TÉ. Autour de la première table ronde, on trouvera par exemple un leader associatif engagé pour l’intégration de réfugiés dans le monde du travail, une chercheuse en histoire dynamique des villes de l’université de Duke, une ancienne CEO de l’industrie de la mode ayant introduit deux sociétés en bourse et un global media entrepreneur.  Diversité également dans les origines : italiennes, congolaises, américaines, colombiennes… : au total, plus de 30 nationalités sont représentées . La diversité réjouissante, c’est encore la représentation de toutes les classes d’âges avec trois fois plus de Y que dans les événements traditionnels, une représentation hommes/femmes très équilibrée et un échantillon hyper-varié  de cultures métiers prêtes à s’associer.
Un déssilotage de terrain qui reste la clé d’une société créative et dynamique.

3. La personnalisation des expériences et la domination du « Learn & Do It Yourself »
Tracker le doudou de vos enfants à la maison ou vos clés dans votre sac, rester connecté et informé pendant votre voyage longue-distance grâce à l’offre tablette/wi-fi de votre opérateur converti à la mobilité interactive et accompagnateur du voyageur de demain, vous former à la robotique en construisant votre propre robot humanoïde à l’aide d’une imprimante 3D (Inmoov), apprendre à coder en s’amusant… tout cela devient possible grâce aux innovateurs et makers français du Démo space. Croisés également sur le salon, Global Charger proposait ses boîtiers-chargeurs portatifs compatibles tous smartphones et sa version mini très design développée par Accoo. Et notre chouchou Qanda, la solution maligne de micro-interview video postable sur les réseaux sociaux. On lui a posé une question : Qanda comment ça marche ?
Voici sa réponse :

4. L’IoT, les data et l’environnement
Faire converger transition numérique et transition écologique, voilà l’ambition de quelques start-ups encore trop peu nombreuses. Parmi les solutions green proposées au hacking , La Petite Cool, une serre domestique connectée qui permet de faire pousser des plantes sous LED tout en mesurant et contrôlant l’environnement de culture sur le software. L’utilisateur-maker peut faire pousser à peu près tout et ses données de culture sont collectées puis partagées avec La Cool Co dans une logique d’open innovation. Côté BtoB, le grand robot Diya One mesure et compare les données de l’environnement intérieur du bureau, données qui peuvent être utilisées pour optimiser les rénovation ou développer des systèmes de chauffage agiles. La raison de son imposant volume? Diya est aussi un purificateur qui agit immédiatement sur les zones où il mesure une pollution trop grande de l’air intérieur. Mesurer et agir avec précision, un précieux apport de l’Internet des choses à l’environnement (voir le projet SmartFin).

5. Design, développeurs et levées de fond : place à l’amélioration
Des solutions formidables, des services utiles, des objets innovants donc. Mais dans un pur esprit LEAN, on note tout de même quelques points d’amélioration pour que ces solutions deviennent  durablement compétitives.

Pour beaucoup d’innovations, la qualité du design reste sous-estimée, hardwares et softwares confondus, et ce malgré l’importance de l’expérience utilisateur globale dans la compétitivité de l’offre.

Côté financement, on entend la difficulté pour les start-ups à lever des fonds rapidement, à alimenter leur trésorerie et à convaincre les investisseurs sur les nouvelles pratiques d’innovation. « En France, les investisseurs veulent des solutions brevetables alors que la plupart des start-ups innovent et sont compétitives grâce à leurs pratiques d’open innovation ».  Un vrai choc des cultures du secret contre la collaboration qui freine le développement de futures solutions de marché à fort potentiel.

Côté management, on trouve un besoin urgent de nouvelles compétences avec la recherche éternelle DU développer interne (préféré au prestataires externes moins agile et disponible pour les séances d’A/B testing par exemple), le talent rapide à la comprenette, bref le traducteur informatique qui détient finalement les clés de la compétitivité sur un marché en constante mutation.

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