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Happy Earthday to You

Chers amis,

Le saviez-vous ? Aujourd’hui, nous célébrons la journée de la Terre nourricière. Eh bien oui, tout comme les droits des femmes, la paix ou la protection des données, notre planète a gagné son jour en 1970, intégrant ainsi la liste VIP des sujets importants et des causes fondamentales à défendre selon l’ONU . Une consécration ? Si l’on veut, mais reste à se demander si tenir la vedette chez Google Search pendant 24h sur les 8760 que comptent une année est vraiment une bonne nouvelle pour la planète – et donc pour nous.

La traditionnelle représentation de l'ours blanc sur sa banquise, version Google 2016

La traditionnelle représentation de l’ours blanc sur sa banquise, version Google 2016

Gagner son jour de gloire dans le calendrier grégorien- lui-même établi sur la base des cycles solaires – est à double tranchant. Ce jour dédié est une façon de rendre hommage, de vénérer ou de fêter à l’échelle mondiale « un aspect important de la vie humaine » auquel l’ONU accorde de l’importance compte tenu des valeurs qu’elle prône. Mais à y regarder de plus près, la Planète se retrouve parmi des co-listiers de mauvaise augure, des groupes ou enjeux minoritaires, ceux dont ont parle rarement ou dont on parle souvent sans pour autant réussir à asseoir durablement leur valeur, ceux enfin pour lesquels on considère que 24h de publicité sont nécessaires pour compenser 364 jours d’indifférence majoritaire de la part des sociétés et citoyens.

Il est significatif et inquiétant que l’ONU ait besoin de placer la Terre nourricière dans la VIP liste des choses importantes pour l’homme, des enjeux auxquels penser ou à célébrer « au moins » un jour par an. C’est ironique aussi. Car enfin la Terre, ou la Planète, n’est-ce pas notre environnement de tous les jours et de tous les temps, l’incarnation de l’omniprésent et du quotidien de tous, l’origine de nos ressources fossiles et renouvelables, notre habitat au sens large partagé avec d’autres espèce indispensables à notre survie ?

Un renard dans une forêt magique loin des humains

Un renard dans une forêt magique loin des humains

Dès lors, célébrer la Terre le 22 avril à grand renfort de visuels nature photoshopés revient à placer sur son frigo le post-it par ailleurs fort raisonnable : « Penser à survivre », comme on placerait dans la tristesse un « Penser à manger » ou un « Penser à prendre ses médicaments » sur le frigo d’un proche malade atteint d’Alzheimer.

Survie loin de tes priorités, anxiété à la clé

C’est là que se situe tout le problème. Nous mangeons, nous nous déplaçons, nous aménageons nos lieux de vie en recherchant à la fois ce qui est le plus commode, pratique, rapide et ce qui est le meilleur ou le plus beau. A ces deux critères de satisfaction sensorielle et de commodité se rajoute un troisième qui est celui du prix et donc du volume, l’idée étant d’obtenir le plus possible à moindre coût dans l’idée de pouvoir obtenir PLUS dans le futur.

Et puis à côté, souvent a posteriori, systématiquement à la marge, nous nous posons la question : « Au fait, était-ce bon pour l’environnement, pour la nature, pour le vert, pour le green, enfin on s’entend quoi ? » – comme si une couleur pouvait à elle seule encapsuler la richesse d’une terre qui fonctionne au bleu-vert-gris de l’océan, aux orangers du soleil, au marron-noir de la terre, au vert des plantes chlorophylliennes, au rouge des coccinelles pollinisatrices, aux faisceaux violets d’avant l’invisible des ultras. Mais la question, nous nous la posons bel et bien. Dans une crise de conscience passagère mêlée d’une culpabilité qui provient de notre instinct du « contre-nature », nous nous précipitons sur le paquet et lorsque la marque consommée nous garantie  « 10% des produits de la gamme reversés au Pur Project pour planter des arbres », nous exultons.« Ouuuuf, quel citoyen modèle je suis tout de même, je savais bien qu’il ne fallait pas m’inquiéter ! ». Jusqu’à la prochaine fois, jusqu’à la prochaine consommation, jusqu’à la c(p)rise de conscience fatigante tant pour notre cerveau que pour notre cœur.

L’humain malgré lui

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Le coeur et les poumons

Le plus curieux, c’est que beaucoup d’individus des pays développés, individuellement et dans l’intimité , avouent être sensibles à « la nature » entendue comme un univers végétal, riche, merveilleux, lointains et préoccupés par la diminution des ressources naturelles qui finira bientôt par impacter leur business. Beaucoup associent cette nature perdue à l’enfance et à leur nostalgie d’une certaine liberté. Nous nous retrouvons tous dans une drôle de situation où nous nions notre attrait pour les plantes, où nous faisons taire nos besoins de fréquenter pleinement, quotidiennement, les autres espèces, où nous nous passons des grands espaces nécessaires à notre cerveau pendant des mois ou des années durant. Se représente-t-on assez combien nous manquent l’océan, la fraîcheur des ruisseaux, l’observation et le jeux des animaux, le concert des oiseaux, les odeurs âcres ou divines qui accompagnent les cycles du végétal? Certainement pas. L’humain des villes s’applique aujourd’hui à enterrer au fond de lui ses envies d’un environnement riche d’informations et de sensations, créant en lui-même un manque aussi étendu que l’environnement qu’il refoule.

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La question essentielle

Puisque qu’inconsciemment, psychologiquement et bio-physiologiquement nous percevons toute l’importance de bien gérer l’environnement que nous intégrons, ce système fait  d’organismes vivants avec lequel nous interagissons, il est étonnant que l’on soit obligés d’y consacrer consciemment, intellectuellement ou culturellement une simple journée par an ou une pauvre pensée par jour. Pourquoi avons nous tendance dans nos pensées et dans nos vies, à classer comme « à part » l’environnement qui est par définition tout autour de nous – mais aussi en nous? Pourquoi « regarder ailleurs alors que la maison brûle ? Heureusement, des scientifiques tels que le docteur Hal Hershfield de la New York University et Hye Min Bang et Elke Weber de la Columbia University ont entrepris d’éclairer ces constats de déni et de procrastination qui n’échappent à personne.

Se demander : pourquoi ?, un début de solution

Autruche qui se demande : Pourquoi?

Autruche qui se demande : Pourquoi?

Chacun peut certainement contribuer à la cause environnementale d’une façon élémentaire, en se demandant à soi-même : pourquoi ? Voici certaines des réponses que l’on recueille lorsqu’on interroge les gens qui font l’expérience de leur contradiction. Parce qu’en pratique les alternatives « environnementales » apparaissent comme moins qualitative que l’existant, parce que changer ses habitudes comportementales nous est extrêmement compliqué. Parce qu’en tant que consommateur confirmé , on pense que c’est aux autorités de nous apporter des solutions pratiques et simples, parce qu’on a l’impression que nos actions vertueuses représentent un surcoût plutôt qu’un investissement stratégique pour nous-mêmes et pour la société dont on fait partie. Enfin, et surtout, un grand nombre d’entre nous qui se présentent comme prudents partagent l’idée d’un changement nécessaire mais préfèrent ne pas être les premiers, ne pas avoir à se justifier et à se battre seul contre beaucoup d’autres, à prouver sans relâche qu’ils ne sont pas des idéalistes prêts à sacrifier performance, progrès et bien-être sur l’hôtel de la divinité pâquerette.

Adopter un nouveau point de vue

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Poser un oeil différent sur les choses

Il est dors et déjà possible de trouver des formules pour faire évoluer nos propres mentalités et de résoudre l’une des nombreuses contradictions qui font notre complexité? Commençons par redéfinir pour nous-même et par élargir notre conception de l’environnement.

Pour Pamplemousse, l’environnement n’est ni l’à coté, ni le cloisonné, ni simplement l’autour. L’environnement, c’est une partie de nous comme nous sommes une partie de lui. L’environnement, ce sont les autres êtres vivants, humains ou non, c’est à la fois l’air et la terre, c’est notre espace de travail, notre lieu de résidence, nos connexions humaines au sens des individus de notre espèce qui peuplent notre vie, les bâtiments vieux et moins vieux qui forment le bâti par les humains et avec lequel certaines espèces de l’environnement dit naturel reforment des liens astucieux au coeur même des métropoles. Notre environnement, c’est peut-être aussi le méli-mélo invisible et indispensable des ondes positives, neutres et négatives émises et captées par les humains et les machines.

Commençons à comprendre

Dès lors, nous commencerons à assimiler que si l’air est pollué, je respire moins bien, je cours moins vite, mes enfants font de l’asthme, j’ai une peau désastreuse et j’ai mal aux poumons. Nous commencerons à considérer l’idée simple que sur une planète aux ressources finies ou nécessitant un certain temps pour se renouveler, le mythe de la croissance accélérée crée des dégâts mesurables et observables au présent. Nous commencerons à assimiler que les plantes, les arbres et notamment les plus jeunes contribuent à la fois à purifier l’air et l’eau pour nous, à ravir nos sens et notre imagination et à fournir un logis à des milliards d’espèces qui veillent quant à elles à la qualité de nos sols et de notre nourriture.

Nous considérerons alors la Planète comme notre corps et le bien-être de nos esprits comme un objectif, tout en suivant la sagesse de la formule un esprit sain dans un corps sain. Alors, et alors seulement, nous ne tarderons  pas à comprendre qu’un environnement sain et des co-espèces nombreuses et en bonne forme sont les conditions sine qua non de toutes nos performances : sportives, relationnelles, économiques et financières.

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Faisons la fête

Et puisque la Terre est à l’honneur, il ne nous reste plus qu’à la célébrer pleinement ce soir, à pendre cette crémaillère annuelle comme une occasion d’inaugurer une nouvelle année riche en réflexions quotidiennes sur l’environnement et à rendre hommage aux écosystèmes qui bossent dans l’ombre le reste de l’année, eux qui ont parfois tant besoin de nos Lumières pour maintenir nos équilibres fondamentaux.

Joyeux Jourdelataire !

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10 questions à Jean-Louis Caffier: « Et cette envie de chacun peut renverser des montagnes. »

image jean louisInterview – Jean-Louis Caffier est journaliste, spécialisé sur les questions liées au développement durable. Précurseur sur le sujet, animateur de talent ayant interviewé de nombreuses personnalités emblématiques de la transition, il fait partie de ces professionnels à la curiosité créatrice qui rendent possible le dialogue sur nos enjeux de société et l’émergence de solutions d’avenir. Pamplemousse a eu une furieuse envie de vous faire connaître ce touche-à-tout inspirant, nécessairement réaliste et toujours positif et de discuter du rôle du journaliste dans l’impulsion du changement. Une voix à suivre !

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1.

Comment décrivez-vous votre job ?

Je suis un « passeur », une sorte d’intermédiaire entre des informations, ceux qui les font ou les portent et un public divers et varié, très ou pas du tout intéressé par les questions liées au développement durable et à l’environnement au sens large.

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2.

Et en quoi cela consiste-t-il ? Quel type de média(s) utilisez-vous?

Côté médias « traditionnels », j’ai principalement travaillé pour des chaînes d’information en continu. Après France Info et LCI, je suis désormais consultant environnement pour BFM TV. Je donne et surtout anime de nombreuses conférences et des colloques, ce qui est aujourd’hui mon activité principale. J’utilise parfois Linkedin et de temps en temps mon blog. J’ai monté il y a 12 ans avec le climatologue Hervé le Treut et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici une association, EnclHume (Energie-climat-humanité-médias), qui invite chaque hiver une trentaine de journalistes à passer un week-end à la montagne pour se former sur les bases du couple climat-énergie. Je donne également des cours à l’Institut Européen du Journalisme à Paris. Je préside enfin l’association Années Lumières dans le Loiret qui organise des bars de sciences à Briare.

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3.

Comment devient-on  journaliste en développement durable ? Quelle est la « meilleure école »?

Je m’intéressais depuis longtemps au domaine scientifique. J’ai découvert la problématique du climat au moment de la création du GIEC, des COP et des premiers livres sur la question. Je me suis dit à l’époque que si les perspectives liées au climat se confirmaient, le sujet allait devenir dominant et aurait des conséquences sur toutes les activités humaines. C’est comme cela que je me suis intéressé au développement durable avec une attirance particulière pour l’environnement. La meilleure école à mon sens, en plus du travail évidemment, c’est l’ouverture totale. J’ai eu la chance de pouvoir très tôt traiter la question avec tous les acteurs, scientifiques, ingénieurs, associations, syndicats, entreprises et avec la possibilité de leur donner la parole. On sait que le DD, c’est l’économie, le social et l’environnement au même niveau et c’est pour cela d’ailleurs que c’est si difficile à appliquer. Il faut donc susciter des consensus (pas trop mous si possible !) et pour cela il faut écouter tout le monde. C’est ce que je tente de faire.

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4.

Le travail que vous faites semble essentiel à l’avancement des sujets de développement durable et à leur promotion. Etes-vous (assez) nombreux à le faire ?

Nous ne sommes vraiment pas nombreux. La plupart du temps, mes confrères et consoeurs concernés par le sujet ne traitent jamais en réalité le développement durable mais séparent les éléments, entre économie et environnement notamment. Exemple, quand un média parle de « bons chiffres » pour l’automobile, c’est parce que les ventes ont augmenté. Point. Est-ce que ces « bons chiffres de l’automobile » sont bons pour l’environnement, personne ne pose la question. Moi oui, mais bon ! Le pacte écologique de Nicolas Hulot proposait la création d’un poste de vice premier ministre chargé du développement durable. Il faudrait un poste équivalent dans les rédactions. On en est très loin.

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5.

En tant que passionné, qu’est-ce qui vous plait le plus dans les missions que vous menez ? Des exemples savoureux?

Ce qui me plait le plus, c’est franchement de constater qu’après des années et des années pour essayer de convaincre, ça bouge enfin. Pas du tout assez, c’est clair, mais enfin, ça va dans le bon sens. Il faut imaginer qu’il y a 20 ans, les journalistes qui parlaient d’environnement passaient au mieux pour des clowns un peu dérangés, au pire pour de vrais emmerdeurs. Une idée commence à germer : le durable, ce n’est pas une punition, c’est l’imagination, l’innovation, physique et comportementale, la création, la solidarité.
Exemple savoureux : quand j’ai proposé à un de mes anciens patrons de m’occuper à plein temps d’environnement, il m’a dit dans son langage coloré : « je n’ai pas d’argent à te filer à t’occuper que de ces conneries ». On s’est quitté en bons termes. Je sais qu’aujourd’hui, il sait que j’avais raison.

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6.

Quelles sont selon vous les qualités essentielles pour mener à bien ce type de missions ?

La patience, l’humilité et la motivation pour ne pas laisser un monde ingérable à mes futurs petits enfants.

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7.

Quel sont les gens et projets qui vous motivent parce qu’ils font avancer les choses ?

Il y en a dans tous les secteurs mais je place les chercheurs et les scientifiques au dessus. Ils nous aident à mieux comprendre la planète, élément essentiel si on veut la garder dans un état acceptable et gérable, ce qui n’est pas garanti aujourd’hui. Il y a bien trop peu de scientifiques dans le milieu politique qui manque forcément de recul et de hauteur (au niveau national).

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8.

Pensez vous que les jeunes aient un rôle clé à jouer dans la prise en compte des problématiques environnementales par les entreprises et les municipalités françaises ?

Je crains que les jeunes n’héritent d’un monde difficile. Et je ne parle même pas de géopolitique mais simplement d’environnement. Car c’est bien beau de parler de tout cela depuis longtemps, mais globalement, la dégradation continue : climat, biodiversité, pollutions, et j’en passe, force est de constater que la tendance lourde est toujours la même. Alors, c’est un peu difficile de dire aux jeunes de faire ce que ma génération n’a pas fait. Et pourtant, je pense qu’il n’y a pas d’autre solution que de profondément changer notre manière de vivre et de faire. C’est tout un système qu’il faut redessiner. Les jeunes peuvent s’y préparer en amenant de l’envie et du plaisir.

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9.

Comment la Cop 21 a-t-elle influencé votre travail depuis un an ?

La COP a été présente dans quasiment tout ce que j’ai fait depuis un an. Les choses se sont bien tassées en début d’année et j’ai eu peur de revivre l’après Copenhague : il ne s’était plus rien passé après. Mais depuis peu, le sujet revient. Même si les résultats de cette COP me paraissent nettement insuffisants, je suis de nouveau sollicité pour des interventions liées d’avantage à l’adaptation et à la transition.

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10.

De par votre curiosité, vous avez une vision à 360° sur les sujets du durable. Selon vous, quels sont ceux qui mobiliseront le plus la France dans les années qui viennent ?

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Je pense que le vrai sujet qui devrait s’affirmer, c’est la proximité, autrement dit la volonté d’être acteur du changement. C’est vrai notamment pour les citoyens-consommateurs et pour les collectivités locales. L’alimentation, l’énergie entre autres deviennent des sujets locaux ce qui est nouveau. Chacun doit faire sa part selon la stratégie du colibri mais ce qui est en train de changer, c’est que l’envie progresse. Et cette envie de chacun peut renverser des montagnes. Regardons comme l’économie de partage est en train de casser des vieux modèles que l’on croyait éternels. Il y a donc encore de l’espoir, mais il ne faut pas traîner.

Retrouvez les conférences et colloques animées par Jean-Louis sur son blog Kafcom.

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Léo, Mèl, EcoProd et les autres… (2/2)

Un beau sourire vert-euh, qui manquait sans elle-euh

En France, on ne peut que célébrer le couronnement aux Césars 2016 du documentaire Demain, financé via la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank et gros succès au box-office dans sa catégorie.

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Ce projet est le fruit de la collaboration originale entre une jeune actrice, scénariste, réalisatrice touche-à-tout et un jeune scénariste, producteur, directeur d’ONG, activiste nouvelle génération, tous deux bien déterminés à nous révéler des solutions concrètes de modes de vie durables – et kiffant.

Au cours de leur épopée, ils nous font prendre un grand bol d’air à la rencontre d’inspirateurs, des gens comme nous partout dans le monde qui nous montrent que changer pour mieux est possible.

Sur le terrain, Mélanie Laurent et Cyril Dion cassent les codes du documentaire nature traditionnel réservé au club confidentiel des passionnés de la feuille, des émerveillés de l’évolution et des groupies de la copulation inter-coléoptères.

Ces anciens documentaires 0.0 ont leur utilité artistique, photographique, pédagogique, mais leurs messages simplifiants, culpabilisants et dénués de solutions applicables laissent trop souvent le spectateur de bonne volonté désemparé ou gonflé, selon les caractères.

Du coup, merci à Mélanie, à sa blondeur joyeuse et à sa curiosité de tout et merci à Cyril, à sa philosophie du Kaizen et à son expérience de Colibri, pour avoir amené plus de 800 000 français à réfléchir sans stress aux stresses écologiques, aux solutions durables et à l’innovation sociétale à travers un documentaire tour-du-monde-portrait-d’humains aussi punchy que séduisant.

Merci Mélanie, merci Eric, on vous souhaite le million d’entrées.

Et la caméra verte est attribuée à…

Coté cuisine, on se réjouit de l’initiative Ecoprod, des outils développés et de la certification mise en place pour réduire l’empreinte écologique des productions audiovisuelles françaises. Le cinéma a compris que s’il est urgent de rendre le durable glamour, il est non moins urgent de rendre le glamour durable.

Distinguer les réalisations bas carbone dans un secteur émetteur  de plus d’1 million de tonnes de CO2 par an, cela sonne comme une fort bonne idée.

Car un film, ce sont des déplacements, de l’hébergement d’équipes et de célébrités pour le tournage et la promotion, des débauches de matière, costumes, maquillage, décors rarement réutilisés et de l’énergie pour la lumière, la prise de son, l’informatique pour la pré-prod, prod, post-prod, de l’impression de scénars. Et en fin de chaîne, ce sont également des dépenses d’énergie et de matière pour la diffusion sur grand et petit écran.

Aujourd’hui, il devient essentiel de renforcer et multiplier les initiatives comme Ecoprod à l’échelle mondiale. Aux Etats-Unis, les studios prennent peu à peu conscience de l’étendue des économies en dollars que représenteraient la réduction de leur empreinte carbone, le recyclage et la valorisation des « déchets » de tournage – le cinéma est à ce jour la deuxième industrie la plus polluante de Californie…après le pétrole !!!

Mais la transition reste lente et on est loin d’une économie circulaire. Heureusement, des organisations comme la Producers Guilde of America proposent des guides sur le chemin de la production verte avec des outils très concrets de géolocalisation de fournisseurs verts en fonction de l’emplacement du tournage et des calculs de coûts bénéfices à même de convaincre les producteurs les plus rétifs.

Cela bouge aussi côté récompenses, avec le succès des Deauville Green Awards créés en 2011, festival qui compte aujourd’hui plus de  400 films en compétition.

Dans la lignée des Festivals du Film Américain et Asiatique, le Palais des Festivals invite les green réalisateurs de films documentaires, publicitaires et corporate à fouler les planches Deauvillaises pendant deux belles journées de juin, lorsque le Pays d’Auge révèle ses 50 nuances de vert et ses horizons lointains au-delà des collines. Chabadabada.

Les trophées sont de très belles pièces totem en bois brut traitées selon des techniques ancestrales japonaises. Le monde du cinéma saura t-il poursuivre tous ces efforts et mettre à niveau l’or et le végétal dans sa hiérarchie du précieux ?

Dernière réplique en mode Léo

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Léo, Mèl, EcoProd et les autres… (1/2)

Cinéma responsable – Tandis que le film de notre avenir se tourne aux quatre coins de la planète, certaines personnalités du monde du cinéma ont décidé d’utiliser leur notoriété et leurs moments d’audience pour mobiliser autour de l’urgence, des enjeux et des solutions du développement durable. Tous appellent de leurs voeux l’union de nos énergies et de nos intelligences. Pamplemousse avait envie de leur dire merci et de relayer leurs discours pour que, finalement, le développement durable ne se traite pas en post-prod.

Léovation

Il y a objectivement de nombreuses raisons de dire merci à Léo.

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Merci d’avoir pris le risque d’interpréter l’enfant différent de Gilbert Grape, notre roi capricieux et son jumeau fictif dans L’homme au masque de fer, l’indic’ insolent des Infiltrés; merci d’avoir empêché Kate la sublime de mourir d’hydrocution à deux reprises ; merci de nous avoir fait courir après et avec toi, dans Roméo+Juliette, The Basketball diaries et l’haletant Catch me if you can; mille fois merci d’avoir incarné l’extravagance prodigue d’un Howard Hughes Aviator pressé de vivre et d’inventer, solitaire dans ses passions et jusqu’au boutiste ; merci encore d’être revenu, déjà Revenant, en journaliste idéaliste dénonciateur des Blood Diamond(s) quand on te croyait définitivement lassé des écrans.

Mais s’il y a un remerciement à t’adresser aujourd’hui Léo, c’est bien pour ton discours sans ambiguïté délivré à réception d’un Oscar tant attendu.

Merci de scander ces quelques mots :

« Climate Change

is real,

it is happening right now,

it is the most urgent threat facing our entire species,

and we need to work collectively together

and stop procrastinating »

dans un pays où les climato-sceptiques sont légion et freinent les investissements nécessaires au changement, faute d’opposants super-puissants et d’orateurs hors pair à même de porter les messages haut et loin par la force de leur image – no offense to the amazing experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), mais à l’heure qu’il est, le résultat du sondage d’opinion

Qui suivriez sur une île déserte?

a) Leonardo DiCaprio
b) un expert du GIEC

reste plus ou moins évident.

Merci à toi Léo de reformuler clairement nos questions de société et d’humanité – Qui suivriez sur une île déserte confrontée à la montée des eaux? – et d’ouvrir ainsi la voie à de nouvelles réponses qui ne demandent plus que l’investissement pour pouvoir se déployer.

Merci de consacrer 45 secondes de tes 2min30s de gloire à un message que tant défendent, dans l’anonymat, au quotidien, tels des maquisards de notre environnement.

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Merci dans la foulée de produire et de prêter ton image à des documentaires comme La 11e heure, le dernier virage. Ta présence sur fond de bamboos kitschissimes donne de la visibilité à d’autres personnalités incroyables, souvent inconnues du grand public et pourtant leaders du futur, scientifiques, biologistes, environnementalistes, psychologues, économistes.

Au-delà du travail de sensibilisation, merci d’utiliser ton image pour lever des fonds pour les projets socio-environnementaux, d’investir une partie de ton improbable fortune dans l’économie green – certains diront « c’est normal, il peut bien », mais pourtant non, beaucoup ne le font pas – et de donner les moyens concrets au déploiement de solutions de marché telles que Rubicon Global, le « Uber des déchets ».

Cette philanthropie active qui permet de passer du simple don à l’impact investing et de la charité à l’activisme est une voie de réflexion importante que tu ouvres pour le secteur très compétitif de la philanthropie d’acteurs.

Merci Léo.

Patchwork d’art intelligent

Diapositive1Lorsque les mots manquent pour expliquer l’urgence de l’action durable, le recours à toute autre forme d’expression et de créativité se révèle essentiel. Schémas, images, rimes, anecdotes, cartoons, courts-métrages nous aident alors à comprendre et à assimiler les enjeux environnement aux et sociaux par le biais du sensible, de l’humour, du visuel.

Pour le citoyen lambda, la photo de Bansky dit plus sur le réchauffement climatique que les précieux rapports et prédictions de montées des eaux délivrés par le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat). Le monde virtuel d’Avatar nous raconte mieux la déconnection des valeurs d’économie et d’écologie évoquée par André Comte-Sponville que n’importe quel Que sais-je ? sur le développement durable. Les infographies originales du britannique David McCandless font délicieusement appel à notre intelligence visuelle pour décrypter le monde, ses proportions et ses (dés)équilibres.

Face à l’urgence, les créateurs de tous poils sont de plus en plus nombreux à s’attaquer à la communication des enjeux de développement durable. Ravie de cette évolution, l’équipe de Pamplemousse a sélectionné pour vous une série d’œuvres et événements incontournables :

  • Pour l’Exposition Universelle de Milan, 145 pays ont répondu au défi de la FAO (Food & Agriculture Organization) : représenter le thème Nourrir la planète, énergie pour la vie à travers la création d’espaces thématiques, d’installations et d’oeuvres architecturales. Le bâtiment territoire, pavillon français réalisé par l’agence d’architecture XTU et autres résultats savoureux de l’exposition internationale sont à découvrir jusqu’en novembre 2015.
  • L’initiative du brésilien Vik Muniz, présentée dans le documentaire Wasteland, de la poubelle au musée. Dans ses clichés, l’artiste militant met en scène des travailleurs des vastes champs de déchets de la banlieue de Rio de Janeiro;  chacun interprète un personnage de tableau célèbre avant de disposer les bouchons de bouteilles récupérés pendant sa journée de fouille sur la photo projetée en grand écran sur le sol d’un hangar. Bouchon après bouchon, chaque personne se redécouvre acteur du monde, réapprend son visage et le respect de lui-même. Un projet très riche qui mêle enjeux d’identité, de fierté et de sensibilisation aux conséquences du tout jetable et de l’hyper-consommation.
  • Présenté en clôture du festival de Cannes 2015, La Glace et le Ciel est un documentaire de Luc Jaquet qui retrace l’aventure du glaciologue Claude Lorius, ému aux larmes le soir de la projection du travail d’une vie qui en sauvera tant d’autres par les découvertes accomplies.
  • En 2015, le concours Atkins CIWEM Environmental Photographer of the Year, également organisé par la Royal Geographical Society, rassemblait des photos de sensibilisation pure sur l’état de la planète. Bonne nouvelle : votre smart phone peut devenir votre meilleur allié pour ce type d’action durable.

Le land art, l’infographie, la chanson (Respire de Mickey 3D ou Foule Sentimentale de Souchon), l’écodesign, la BD… pas un mode d’expression artistique existant ou émergeant qui ne s’empare de nos sujets fondamentaux.

Au-delà des initiatives professionnelles, le développement durable offre des problématiques désignées pour les artistes amateurs, l’engagement citoyen, l’avènement du top-down et la créativité individuelle. Aussi avons-nous mis 4 croqueurs amateurs au défi de nous aider à traduire un message extrait de notre premier post :

 » Nous sommes tous assis sur la même branche, celle-ci est en train de rompre sous le poids de nos choix. Tout le monde est en danger de chute. Pour autant, certains décident d’arrêter de scier notre branche pour réparer et ramifier tandis que d’autres continuent aveuglement de scier. « 

Le résultat ? Une collection de dessins aussi personnels et divers que la vision de leurs auteurs. Laissons parler les crayons et à tous les contributeurs présents et futurs : great job !

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Si vous aussi vous souhaitez voir vos dessins de sensibilisation postés sur Pamplemousse G., n’hésitez pas à envoyer vos croquis à pamplemousseg@gmail.com.

 

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Le développement durable n’est pas…

– « Le développement durable c’est un TRUC de hippies, de bobos des villes, de stars en mal de bonnes causes »
– « Ah oui, je vois très bien, ceux qui veulent  sauver le monde en t’expliquant comment vivre, comment bosser ; bientôt ils nous diront comment respirer! » 
– « En tous cas MOI, LEUR développement durable, je n’y comprends rien et c’est certainement pas ÇA qui va faire entrer les sous !

STOOOP………stop. Pas de panique.  On s’assoit. Et on respire. Maintenant, si nous dépassions nos craintes et nos idées vagues pour se poser une question, une seule : et si le développement durable n’était pas ce que j’ai toujours pensé ?
À tous ceux qui s’interrogent en ce sens, Pamplemousse débarque pour vous. Ce blog est le fruit d’une ÉNORME envie de rassurer, d’expliquer, de partager les réalités POSITIVES et FUN du développement durable comme projet de GÉNÉRATION, de société, d’entreprise.
Et c’est avec cet exercice de définition que nous nous lançons aujourd’hui devant vous, pour vous et nous l’espérons, avec vous.

    1) Le développement durable n’est pas… qu’une question environnementale. 

À qui ce point s’adresse-t-il ? À pratiquement tout le monde, excepté aux quelques professionnels du développement durable (espèce hybride et mutante évoluant aux 4 coins de la planète).

En effet, les problèmes environnementaux créés par l’homme sont à l’origine du concept de développement durable. L’environnement, c’est notre cadre de vie perçu comme paysages de mer, de forêts, de montagnes ; mais c’est aussi les ressources et la nourriture que nous consommons, l’air que nous respirons, la source de l’énergie qui fait tourner nos iPhones, nos voitures, nos ordinateurs, notre matériel médical. En cela, la dégradation de notre écosystème (pollution de l’air, raréfaction des ressources et des territoires habitables, continents de déchets…) a un impact sur notre quotidien et sur nos modèles économiques qui dépendent de sa bonne santé. Parce que les systèmes environnemental (mon jardin, mon parc, ma plante verte), social (ma santé, ma sécurité, mon bien-être), économique (mon compte bancaire) et même culturel (ma philosophie et mes goûts) sont imbriqués, le développement durable est une discipline transversale et un projet de société global.

    2) Le développement durable n’est pas… incompréhensible.

À qui ? À mes grands-parents, mes parents ou mes collègues – et aux vôtres – qui cherchent pourtant à comprendre.

Multifacette, pluridisciplinaire, non-immediat, soit. Mais certainement pas incompréhensible. C’est même très simple quand on y pense : nous consommons toujours plus de ressources que la terre n’en a  à offrir et produisons plus de déchets que la terre ne peut en assimiler. Alors forcément, les promesses pour demain s’épuisent et nous circulons à contresens du vrai progrès, celui qui a une valeur sociale.  Le plus dur pour nous tous, c’est d’identifier ce qui est durable. Ensuite, agir en conscience devient évident, instinctif et gratifiant. Conserver les surplus à la fin d’un repas, faire des économies d’énergie dans son entreprise, se déplacer à vélo pour son propre bien-être : la plupart d’entre nous a déjà des pratiques durables sans le savoir. 

    3) Le développement durable n’est pas… inutile. 

À qui ? À ceux qui pensent que ça ne sert à rien car il est déjà trop tard.

Évidemment, les problèmes sont d’une telle ampleur et d’une telle urgence que l’on peut se sentir découragé, refuser de les voir ou de changer. Mais à coeur vaillant rien d’impossible. Le développement durable deviendra inutile le jour où ses problématiques n’existeront plus. C’est à cela que notre génération devra travailler : à rendre le concept de développement durable obsolète. Soyons pascaliens dans notre démarche et prenons le pari, sinon quoi, on s’assoit et on se lamente? Pour chacun d’entre nous, la recherche de solutions pratiques n’a-t-elle pas mille fois plus de panache que la résignation a priori?  Soit, on avance à sauts de puce. Mais en conjuguant nos sauts de puces, dans tous les métiers et à tous les âges, on arrivera sans conteste à relever le défi. Le développement durable c’est une multitude de  changements à petite échelle pour un impact à grande échelle.

    4) Le développement durable n’est pas… une contrainte.

À qui ? À ceux qui ont peur du changement et rechignent à investir.

Ce n’est pas le développement durable qui est contraignant, ce sont les problématiques qu’il cherche à résoudre. Par exemple, si vous n’entretenez pas votre machine à laver et qu’elle se met à fuir, il faut appeler le plombier et régler la note. Pour autant, est-ce l’intervention du plombier qui est contraignante ou bien le fait d’avoir une fuite dans sa machine à laver? Continuer à utiliser la machine qui fuit (comme nous le faisons actuellement), n’est-il pas bien plus couteux que la réparation ou la substitution par un engin plus efficace? Ceux qui embrassent le changement et commencent à investir dans les solutions durables font dès aujourd’hui des économies, gagnent en confiance face aux risques et développent de nouvelles idées à succès. Les investisseurs éclairés d’aujourd’hui sont les gagnants de demain. Le développement durable est une formidable opportunité de faire mieux avec moins et pour plus longtemps.

    5) Le développement durable n’est pas… profondément barbant. 

À qui ? À tous ceux qui sont à la recherche d’un job qui ait du sens.

Certes, les brochures moralisatrices de votre mairie de quartier et les rapports d’entreprises énumérant leurs bonnes actions sur 200 pages ont un fort potentiel soporifique. Complètement déconnectée de vos envies, de votre réalité, de votre imaginaire, l’image du développement durable a besoin d’être décoiffée et glamourisée pour révéler sa nature rock n’roll. Vraiment besoin. Parce qu’il n’est pas ennuyeux d’aller chercher chaque jour de nouvelles idées et technologies pour faire mieux, plus malin et plus beau. Il n’est pas ennuyeux de réinventer ce qui ne marche pas et d’améliorer ce qui fonctionne.  Il n’est pas ennuyeux de re-customiser les savoir-faire d’hier en mode vintage du bon sens. Le développement durable, c’est l’art de la connexion et de la créativité, deux choses qui a priori ne font pas défaut à notre génération d’actifs !

    6) Le développement durable n’est pas… réservé aux idéalistes et aux écolos.

À qui ? À ceux qui se sentent résolument non concernés ou impuissants pour agir.

Mais pourquoi donc refuser de scier la branche sur laquelle nous sommes assis serait-il plus moral que pragmatique ? Voyons plutôt les choses ainsi : nous sommes tous assis sur la même branche, celle-ci est en train de rompre sous le poids de nos choix. Tout le monde est en danger de chute. Pour autant, certains décident d’arrêter de scier notre branche pour réparer et ramifier tandis que d’autres continuent aveuglement de scier. C’est ce manque d’engagement collectif qui promet un future incompréhensible, inutile et profondément barbant. Alors à nos outils, à nos cerveaux, à notre imagination ! COMPTABLE ET FINANCIERS, sans vous, pas de valeur perçue ni créée. INGÉNIEURS ingénieux, il y a tout un monde bâti à ré-inventer. JOURNALISTES, ÉCRIVAINS, que d’enquêtes à mener et de sujets fondamentaux à relayer au quotidien ! ARTISTES, créateurs de tous poils, vous serez l’impulsion et la voix sensible du changement culturel. ARTISANS, PROFESSEURS, JARDINIERS, ÉLUS, CUISINIERS, PARENTS, SCIENTIFIQUES… personne ne saura mieux que vous comment améliorer les choses, à votre échelle et dans votre domaine. Pamplemousse soutient le développement durable pour tous.

Développement durable : on pourrait chercher sans fin la définition exacte du concept.
Au lieu de cela, nous vous proposons d’embarquer à bord de Pamplemousse pour EXPLORER, post après post, les IDÉES et les PROJETS d’une génération émergente, animée par la logique de durabilité dans ses modes de penser, de travailler, de bouger et de se divertir. Partons sans tarder à la découverte des fameuses solutions innovantes et des GENS enthousiastes qui construisent une réalité qui redonne envie d’espérer ! À la semaine prochaine.